|
Parfois,
les mots ne viennent pas, on souhaite exprimer des sentiments sur une
musique, un CD et rien ne vient, les idées sont là mais
elles ne veulent pas sortir. On a beau chercher, se frotter la tête,
écrire, effacer, écrire et encore effacer et soudain elles
arrivent, elles sortent. Puis en fait non, pourtant on a envie d'exprimer
de bonnes choses positives sur une musique qui nous a touché,
qui nous a plu. Cela arrive souvent, et ça m'est arrivé
pour la chronique du " 2K5 " d'Abel Is Dying qui nous vient
de Milan, en Italie.
Ces petits Italiens ne font pas dans la dentelle, bien au contraire,
c'est incisif, puissant. Ils oscillent entre un métal à
la Darkest Hour et un hardcore à la Born From Pain, tout en restant
loin des groupes clichés qui foisonnent en ce moment car Abel
Is Dying possède une créativité certaine qui fait
de ce groupe aux influences communes un groupe à part, différent.
Cette démo nous propose 3 titres pleins de furie, d'agressivité,
le tout saupoudrer d'une positivité omniprésente. Le premier
titre, " Dying In Your Secret ", commence par un étrange
dialogue et, sans coupure, le morceaux attaques par un riffs de guitare
qui tranche !!! Les notes se bousculent alors, les voix des deux chanteurs
s'opposent, une sorte de combat
. Quand arrive l'accalmie, on sent
une reprise, une montée de puissance, très progressive
et soudain tout éclate. Le second morceau, " Red Line "
est dans la même lignée, même si sur celui-ci on
ressent plus le côté hardcore du groupe. " Red Line
" donne envie de mouliner tout seul dans son salon car on est pris
aux tripes par les riffs, le rythme, le chant. On se laisse même
envahir par une quiétude qui nous fait nous évader dans
un autre univers, on s'envolerait presque. Le dernier morceau "
My Own Light ", annonce la fin du CD, on ne le voudrait pas, on
est pleinement dedans. Ce dernier titre est d'autant plus qu'appréciable,
car il dévoile toutes les facettes du groupe, entre agressivité
et mélodie, puisqu'on a le droit à un petit passage mélodique,
chanté, qui nous calme suite à un léger break très
rapide, proche d'un death métal à la Dimension Zero ou
In Flames des débuts.
La fin est dure mais avec les technologies actuelles il suffit d'appuyer
sur le bouton rond avec un triangle pour que ça recommence. Abel
Is Dying est donc un très bon groupe qui mérite qu'on
leur prête attention car ils le méritent réellement.
Kronik
Laureline
|