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Le trio punk-rap le plus déjanté, et le plus respecté
de Brooklyn NY, revient en ce début de décennie avec HOT
SAUCE COMMITTEE part.2. Quoi de neuf sur le huitième album studio
des ados attardés de Brooklyn ? Une bonne dose d'électro,
une marmite de hip hop et un wagon de déconnade. Les quadras
se la donnent une fois de plus dans un mélange des genres très
réussi, n'hésitant pas à recycler les sonorités
de précédents albums comme HELLO NASTY ou ILL COMMUNICATION,
sans ne jamais tomber dans une redite musicale. Seize pistes de haute
voltige, flirtant entre sons inédits comme sur le titre DON'T
PLAY NO GAME THAT I CAN'T WIN, ou relance punk trashouille comme sur
le titre LEE MAJORS COME AGAIN. Titre rappelant forcement TIME FOR LIVIN'
avec sa basse saturée. MAKE SOME NOISE, et ses nappes sonores
issues de précédentes productions, lance la machine BEASTIE
BOYS une énième fois pour un habituel sans faute. Production
aux petits oignons, et titres magnifiques, s'enchainent sur les seize
pistes de ce HOT SAUCE COMMITTEE part.2. TOO MANY RAPPERS résonne
déjà comme un classique, avec une intro des plus atypiques.
Épaulé par NAS, sur ce titre, les B.BOYS posent leur petite
barre sur un flow tout en maîtrise. Comme d'hab'. Moins easy listening
que les précédents albums, surtout pour les fans, HOT
SAUCE COMMITTEE prt.2 s'installe tranquillement mais surement après
quelques écoutes attentives, et fini par convaincre. Le verdict
est indiscutable, cet album est énorme. La sortie de ce nouvel
album a vu aussi la mise en ligne du dernier clip en date du trio, une
reprise du mythique YOU GOTTA FIGHT FOR YOUR RIGHT TO PARTY ! Court
métrage complètement barge, revisité et réalisé
par ADAM YAUCH, reprenant les aventures des B.BOYS, vingt cinq ans après
la mythique bagarre de tarte à la crème engagée
sur le clip de l'époque (1987). Pour cette suite, reprenant l'action
à la sortie de l'appartement, nous retrouvons les B.BOYS, plus
âgés mais toujours aussi cons. Une pléiade de guests
stars se donne la réplique sur cette suite absurde, ou chacun
y joue le rôle d'un des Beastie, avec au programme concours de
beuverie, de danse et de
.. j'vous laisse découvrir. En
2011, les BEASTIE BOYS prouvent une fois de plus qu'ils sont encore
les patrons. Ils défendent avec ferveur leur vision du hip hop
et de la musique en général, avec toujours la même
ligne éditorial : déconner. Respect !
Kronik
Keef
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