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Condkoï est un groupe formé en 1995, emmené au chant
par Predo et Guillom ; on retrouve aussi des musiciens de Dirty Fonzy,
Okploïde ou Skunk, c'est une dream team du gros rock au pays basque,
cela vous fait sourire mais ces groupes ont prouvé leur talent
et ont su jouer hors de leurs contrées pyrénéennes.
Musicalement, on est proche de Tagada Jones et de toute la clique Enragés
Prod. Ici ce n'est pas du street punk franchouillard tout pourri, c'est
parfaitement maîtrisé qu'ils soient en mode punk, metal,
rock ou reggae. Ça m'a fait vraiment plaisir d'entendre des morceaux
forts aux forts accents hardcore avec des textes qui abordent le sexe
et la politique avec humour et bons mots ; c'est d'ailleurs une grande
force chez eux, ce n'est pas une critique autosuffisante et naîve.
Le message est clair à chaque fois mais l'effet premier n'est
pas de faire des grandes réflexions, les donneurs de leçons
style " la guerre c'est pas bien " ou " je veux faire
la révolution (mais j'habite dans le 16° arr. et je le dis
pas) ", ça suffit ! On n'attendait pas un message pour sauver
nos vies, on voulait du gros rock et Condkoï remplit très
bien sa mission. Après quatre albums et plusieurs tournées
européennes, il était temps de laisser une empreinte live
pour restituer toute la fièvre punk-metalo-festive qui caractérise
leurs concerts. Avec leurs potes en invités spéciaux (Dirty
Fonzy et Khod Breaker) sur deux titres, c'est vraiment bonne ambiance
sur scène et l'on regrette de ne pas voir vu cette putain de
date à Albi (commune française, située dans le
sud de la France, préfecture du département du Tarn en
région Midi-Pyrénées, 52 000 habitants
un
peu de culture
) on espère donc leur retour en live rapidement.
En attendant faîtes bouger vos scènes locales, le punk
vous sauvera.
Kronik
Franky
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