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The Apers viennent de Rotterdam, ils sont quatre, ils font du punk rock
de lignée directe The Ramones. 1, 2, 3, 4 et c'est parti pour
des morceaux mélodiques, frais et directes pendant 2 minutes
30 et pas plus. C'est simple, efficace. Les voix sans être des
monstres de technique apportent le fun et la bonne humeur, c'est melo
avec ce côté west coast. La musique quant à elle
est plutôt du genre basique, ça joue uniquement les vieux
accords inusables du punk rock ; ça va à l'essentiel et
pas d'envolée dans la démonstration musicologique. C'est
du rock mélodique et positif, similaire à The Queers,
Mr T experience ou Mcrackins pour vraiment résumer. Depuis quinze
ans, plus de 500 concerts et des albums inconnus dans nos contrées,
ce quatuor adorateur du riff binaire faisait son petit bonhomme de chemin
sans se manifester en France, c'est maintenant chose faite par l'intermédiaire
de Dirty witch toujours en clin à la découverte de nouveaux
groupes punk rock. Ce n'est pas un album à proprement parlé,
c'est une compil' avec des reprises, des faces B, des EP et des titres
d'autres compil' ; et justement cela ne s'entend pas du tout car le
son est uniforme, la prod est toujours la même. C'est d'ailleurs
l'avantage/inconvénient de ce genre de groupe : tout est dit
en une chanson. En tout cas The Apers en possèdent toutes les
qualités et arrivent à nous faire passer le message en
peu de temps et ce " still cruisin' after all these beers "
(big clin d'il à Suicidal Tendencies) tombe à poing
nommé pour nous faire enfin découvrir ce groupe.
Kronik
Franck
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