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Votre
nouvel album " Another Voice " semble être lié
à un précédent album," One Voice " sorti
en 1992. Nous avons aussi entendu dire que tu voulais le même
line-up pour ce nouvel album ?
R :
En fait, à l'origine je voulais effectivement le même line-up
que sur " One Voice ". Je voulais en quelque sorte faire un
album nostalgique. Ce line-up originel devait se composer de Craig Setari,
Will Chepler, Matt Henderson, et de Vinnie et moi.. Dès qu'il
a entendu parler du projet, Matt Henderson a voulu être impliqué
tout
de suite. Il a dis qu'il voulait faire partie du projet, parce que vous
savez, lui et moi étions les vrais créateurs de "
One Voice ". Mais Craig Setari était occupé par d'autres
projets et Willy ne pouvait pas s'impliquer parce qu'il devait s'occuper
de son enfant. J'ai donc oublié cette idée de reformer
le groupe original et je me suis donc dis que j'allais utiliser mon
groupe actuel. Steve Gallo est un très bon batteur, Mike Gallo
est un excellent bassiste, et Vinnie et moi sommes toujours là.
Lenny n'était pas encore impliqué dans le groupe. On s'est
donc mis à jouer et on a fait
cet album. Lenny nous a rejoins au milieu de l'enregistrement.
(Alors que nous parlions de lui, Lenny entre dans la loge)
Lenny : Salut les gars, comment allez-vous !
Parles
nous un peu de votre nouvel album, il sonne bien plus métal que
les précédants
R :
Oui c'est sûr. Il sonne vraiment plus métal que nos trois
derniers albums. Mais vous devez comprendre que lorsque j'ai reformé
Agnostic Front pour la première fois avec Jimmy Colletti (batterie)
et Rob Kabula (basse), ce que nous faisions le mieux c'était
des musiques comme sur " Victim in Pain " (1984) et "
United Blood " (1983). C'est vraiment ce que l'on faisait de mieux
tous ensemble. Une fois que ces membres là sont partis et qu'ils
furent remplacés on a plus joué dans le style
de " Cause for Alarm " (1986), " Liberty and Justice
" (1987) et " One Voice " (1992). C'était ce genre
de musique que je voulais jouer à l'époque et c'était
ce
que les gens voulaient entendre. Mais avec Jimmy Colletti et Rob Kabula
nous ne pouvions pas faire ce style de musique. Donc naturellement,
nous l'avons fait dans l'esprit de ce que nous faisons le mieux. Si
Jimmy Colletti et Rob Kabula faisaient encore partie du groupe à
l'heure actuelle, cet album n'aurait jamais sonné ainsi.
Le son de cet album vient des membres actuels d'Agnostic Front. De plus,
nous voulions revisiter cette période de la vie du groupe. Tout
comme nous l'avions fait avec " Something's Gotta Give " (1998)
et " Riot ! Riot ! Upstart " (1999) où nous voulions
nous rapprocher de l'Agnostic Front des années 1984 et 1985,
ce nouvel album s'inspire de la période de 1986 et au-delà.
Est-ce
pour cette raison que vous avez choisi Jamey Jasta d'Hatebreed comme
producteur, pour avoir ce style de son ?
R :
Non. Bien sûr Jamey est responsable du son. Mais nous n'avons
pas particulièrement eu à faire un choix pour trouver
qui serait capable de nous fournir ce son. Quand nous sommes rentré
en studio, nous n'avions aucuns titres d'écris. Nous avons construit
cet album en studio, et bien sur Jamey était présent.
Mais nous n'avons pas eu à entrer en délibération
en nous demandant comment nous allions composer ou comment allait sonner
l'album. Nous avons juste écris l'album naturellement en studio.
Il n'y avait pas de plan, c'est ce qui c'est passé.
Comment
était-ce de travailler avec Jasta ?
R :
C'était fantastique, Jamey est en quelque sorte le 6ème
membre d'Agnostic Front. Il était très enthousiaste vous
savez à l'idée de produire cet album. Il était
avec un de ses groupes favoris c'est un peu comme jouer aux échecs
avec votre groupe favori. Il a fait un excellent boulot en tant que
producteur. Il nous a aider
à nous concentrer sur notre tâche, il nous a guider pour
que l'on joue ce que nous avions à jouer. Il avait un rôle
de coach en quelque sorte. Et il faisait cela avec un de ses groupes
préférés, c'est un peu un rêve de gosse qui
se réalisait pour lui. C'est pour cela que c'était génial
de bosser avec lui.
Pour
ce nouvel album, vous avez signé chez Nuclear Blast. C'est un
choix particulier parce que Nuclear Blast n'est pas vraiment un label
hardcore mais
plutôt métal.
R :
Nous avons de choisis de signer avec eux parce qu'ils semblaient être
les plus sincères, et les plus honnêtes. Ils semblaient
être les personnes qui convenaient.
Ils ont aimé l'album, ils l'ont adoré même et ils
voulaient faire beaucoup de choses pour le groupe alors pourquoi pas
? Quel est le problème ? Ce n'est pas le premiers label métal
sur lequel est signé Agnostic Front. Peut importe le genre de
label sur lequel vous signez, l'important est que ce label croit au
groupe et qu'il lui apporte tout son soutient. Vous savez, Epitaph n'est
pas juste un gros label de punk, il possède beaucoup de groupes
de hardcore dans son catalogue. Ils avaient Madball pour l'album "
Hold it Down ", ils ont toujours Converge et Death By Stereo, qui
sont tous des groupes de hardcore, alors quel est le problème
?
A
propos de la pochette de cet album, que représente-t-elle ?
R :
je ne sais pas trop de quelle armée font partie ces soldats,
ni de quelle année sort cette image. Mais je voulais que la pochette
de l'album comporte des soldats, car je voulais que cette pochette symbolise
la voie de la révolution, la voie de notre combat. Je trouve
qu'elle représente bien l'esprit de l'album, des soldats du hardcore
qui se battent pour une voie, la voie des opprimés.
Vous
avez tourné une vidéo pour la chanson " So Pure to
Me ". Freddy Cricien
de Madball chante sur ce titre. Mais sur la version album, il n'apparaît
pas, qu'en
est-il ?
R :
Ce qui c'est passé, c'est que Freddy était en tournée
avec Hazen Street pendant la période de l'enregistrement de "
Another Voice ". Je voulais vraiment qu'il puisse figurer sur l'album
mais c'était impossible car il était en tournée
au Japon. Je lui est donc gardé une place. C'était trop
tard pour lui pour figurer sur l'album mais pas sur la vidéo
car nous ne l'avons faite que plus tard. Aux US, l'album comporte les
deux vidéos en bonus, " Peace " et " So Pure to
Me ", alors qu'en Europe, il n'y a que " Peace " parce
que l'album est sorti plus tôt ici.
Nous
avons entendu dire que vous avez filmé 2 concerts en fin 2004
pour un DVD. Qu'en est-il ?
R :
Oui, c'était au CBGB. Le DVD devrait sortir assez rapidement.
L'image est génial, le son est incroyable. Le groupe n'a jamais
aussi bien sonné. On joue beaucoup des classiques d'Agnostic
Front. La set-list est vraiment géniale. Ce DVD s'annonce génial.
C'est juste que pour l'instant, on est un peu dans la période
d'attente. Mais j'espère qu'il sortira rapidement. Espérons
d'ici cet été, parce que nous allons revenir en Europe
pour le Resistance Tour et ce serai bien que les gens puisse avoir acheté
le DVD d'ici là. Cela permettrait au gens de se familiariser
avec les morceaux.
Jouez-vous
des morceaux du nouvel album sur ce DVD ?
R :
Oui, on joue trois titres du nouvel album. Mais la chose la plus amusante,
c'est qu'a l'époque de ce concert, personne ne connaissait ces
titres car l'album n'était pas encore disponible. On a joué
" So Pure to Me ", " Peace " et " All Is Not
Forgotten ". On en a joué que trois parce que bien évidemment
personne ne les connaissaient. Sur ce DVD il y a donc trois nouveaux
morceaux mais aussi tous
les classiques du groupe.
Cela
fait 22 ans qu'Agnostic Front existe maintenant. Quel regard portes
tu sur toute ta carrière ?
R :
Eh bien au bout de 20 années, j'aime à penser que ma carrière
est un succès.
Je veux dire, je n'ai pas une grande baraque, ou quelque chose comme
ça. Je ne parle pas de succès en terme d'argent. Mais
de succès dans le sens où j'ai réussi
à accomplir les buts que je m'étais fixés, et dans
le sens où j'ai pu vivre un style
de vie qui m'était cher. J'ai pu m'exprimer, exprimer mes oppressions.
Des gens croient en moi, croient en Agnostic Front, ils viennent nous
voir en concert et nous soutiennent. C'est ça mon succès.
Nous sommes les créateurs et les parrains d'une grande scène
hardcore : New York Hardcore.
La
scène hardcore new-yorkaise ne ressemble à aucune autre
scène hardcore.
Qu'y a-t-il de si spécial à propos de cette ville ?
R :
Ce qui est particulier à cette scène musicale, c'est que
New York en elle-même est une ville particulière. Quand
vous pensez à New York, vous pensez à des films comme
Taxi Driver, vous pensez à des personnes comme Frank Sinatra,
et comme il le dit si bien " Vous devez aller à New York
pour réussir ". Si vous réussissez à New York,
vous réussirez n'importe où. C'est vraiment une ville
incroyable vous savez. Elle est multiraciale, multiculturelle. C'est
vraiment un condensé du monde entier dans une grosse pomme. Vous
savez, vivre à New York, vivre dans le ghetto, c'est cela qui
fait que la scène hardcore new-yorkaise est si fantastique, si
pleine
de rage, d'envie. C'est cela qui la rend si réelle !
Pour
moi, il semble qu'il y a eu différente vagues de hardcore. Une
première avec vous, une autre seconde avec des groupes comme
Merauder ou Madball et une plus récente avec d'autres groupes
comme Hatebreed et Terror. Que penses-tu
de ces évolutions ?
R :
C'est juste l'évolution. C'est exactement ça. Mais la
vérité c'est qu'Agnostic Front est toujours là.
Cela va bientôt faire 30 ans que nous sommes là. Ce serai
génial que des groupes comme Madball, Sick Of It All, ou plus
récemment Hatebreed ou Terror, puissent continuer leur chemin
aussi longtemps. Oui nous sommes les créateurs et les leaders
de cette scène, mais nous sommes toujours là aujourd'hui.
Et des groupes comme le notre encouragent ces groupes à se former.
Nous leur disons, regardez ce que nous avons réussi, à
vous d'en faire autant, voir plus.
Est-il
plus facile aujourd'hui de faire du hardcore ?
R :
C'est toujours plus difficile chaque fois qu'un nouvel album est sur
le point de voir le jour. Parce qu'a chaque fois, c'est un challenge.
Beaucoup de personnes qui viennent au concert sont là parce qu'elles
aiment votre musique et qu'elles veulent vous voir sur scène.
Mais une bonne partie est souvent sceptique, c'est au groupe de les
convaincre. Nous devons leur montrer que c'est réel, que nous
faisons du vrai hardcore. Et je trouve ça un peu ridicule. Parce
que nous sommes là pour eux. Nous ne sommes pas contre eux. Alors
pourquoi vouloir nous défier ? C'est donc difficile chaque fois
qu'un nouvel album sort. Nous écrivons nos chansons pour les
gens oppressés, pour tout le monde. Donc quand nous écrivons,
nous pensons à nous mais aussi à vous. Et c'est souvent
décourageant pour moi de voir que nous avons travaillé
si dur, que nous avons sortis nos tripes pour faire un album, et que
des gens nous attaquent pour ce que nous faisons. Mais bon, ce n'est
pas grave. Nous sommes comme un tsunami, nous sommes la grosse vague
qui emmerde les petites. (éclats de rire).
Vinnie Stigma fait irruption et nous offre sympathiquement quelques
bières.
Le
hardcore n'est pas seulement un courant musical mais aussi et surtout
un état d'esprit. En Europe et plus particulièrement en
France, des mouvements racistes comme les skinheads s'approprient cette
musique. En es-tu conscient et qu'en penses tu ?
R :
Vous savez, qui a-t-il de mal avec les skins ? Il n'y a absolument rien
de mal avec les skins. Ils ont le crâne rasé, et alors
? Mais oui, il y en a parmi eux qui sont racistes, ce n'est pas un mensonge.
Mais il y a aussi des racistes parmi les métalleux, parmi les
punks. Il y a du racisme de partout. Vous ne pouvez pas rejeter toute
la responsabilité sur une seule personne. Ce que j'essaye de
dire, c'est que tous les skinheads ne sont pas forcément racistes.
Beaucoup de skinheads aiment simplement le style de vie ouvrier et ils
sont influencés par différentes idées. Et il y
en a d'autres qui sont influencées par des idéologies
totalement opposées. C'est ainsi. Ce n'est pas juste de les mettre
tous dans le même panier. Mais vous savez la politique est fortement
présente dans le mouvement hardcore tout comme dans le mouvement
punk. Et c'est vrai qu'il y a beaucoup d'ignorance. Mais heureusement
vous pouvez en quelque sorte changer les gens, les amener à réfléchir
autrement. C'est ce que nous nous efforçons de faire. Je pense
sincèrement que chacun peu changer. Je l'ai vu de mes propres
yeux. J'ai vu des skinheads venir me voir en me disant que quelques
années auparavant ils appartenaient aux mouvances nazi, mais
qu'a force de venir nous voir, et d'écouter nos paroles, ils
en sont sortis.
Bien
souvent en France, lorsque que des skinheads sont présents aux
concerts, les gens ont vite fait de penser que le groupe qui joue est
raciste ou ce genre de chose. Tu vois ce qu'on veut dire ?
R :
Non, pas vraiment. Je pense que c'est juger un livre par sa seule couverture.
C'est dire, bon d'accord c'est un skin, donc il est raciste. On ne peut
pas faire ça.
Et si c'est ce que les gens pensent, c'est mal. C'est ce que l'on appel
juger un livre par sa seule couverture. Les gens disent qu'il est raciste
parce que c'est un skin, mais ils ne savent rien de cette personne.
Il peut être la personne la plus gentille
au monde. C'est en tout cas le fils de quelqu'un. Il a un père
et une mère. Il se peut qu'il ait des enfants, mais il a choisi
de vivre un style de vie ouvrier. Cela ne veux pas pour autant dire
qu'il a tors. Cela veux simplement dire que c'est son choix.
L'actualité
mondiale est très chargée en se moment. Est-ce cela qui
vous donne la force et l'envie de continuer à faire du hardcore
?
R :
C'est vrai que mes paroles s'inspirent beaucoup de trucs sociaux et
politiques, de ce qui passe dans la vie de tous les jours. Mais j'essaye
vraiment de ne pas m'occuper de la politique mondiale. Je laisse cela
aux politiciens. Je suis un musicien pas un politicien. La politique
mondiale c'est pas mon truc, bien sûr je suis au courant de ce
qui se passe, je regarde les infos, mais ce que je veux avant tout,
c'est chanter à propos de notre style de vie, de ce que l'on
fait tous ensemble, de se que représente pour nous cette scène.
L'important c'est le hardcore. Ce que je suis.
Après
20 années au service du hardcore, qu'est-ce qui te pousses à
continuer ?
R :
C'est mon style de vie. Je l'aime et j'y crois. Le hardcore ce n'est
pas un spectacle, ce n'est pas un bouquin ou une vidéo, c'est
un style de vie, mon style de vie. J'y ai consacré plus de la
moitié de ma vie. J'adore aller voir des concerts, rencontrer
des gens, faire des interviews. C'est la vie que j'ai choisie. Tant
que les gens voudront voir Agnostic Front et tant qu'ils croiront en
nous, nous serons là pour eux. C'est aussi simple que ça.
Nous
avons rencontré ton frère Freddy à plusieurs reprises,
et il semble que tu es eu une grande influence dans sa vie, au niveau
de la musique, des tatouages
Qu'en penses tu ?
R :
Je suis son grand frère, c'est normal ! (rires). J'ai probablement
ruiné sa vie !!! (éclats de rires). Non, c'est fantastique,
mon petit frère avait 7 ans quand il a chanté sa première
chanson avec Agnostic Front. C'était " That's my Life ",
et il la joue toujours aujourd'hui avec son groupe. On l'encourage à
continuer ce qu'il fait. Avec Vinnie et Will Chepler, on a créé
un groupe, Madball, juste pour lui. Maintenant ce groupe est devenu
célèbre. Bien sur, ils ont eu du mal au début,
ils devaient s'affirmer comme un vrai groupe et non comme un simple
projet parallèle d'Agnostic Front. Mais ils ont réussis.
Ils sont devenus Madball, et c'est extra !
Un très bon groupe de hardcore made in New York. Et ils ont un
respect total pour Agnostic Front. Ces deux groupes sont frères,
vous voyez ce que je veux dire. Agnostic Front / Madball, " brother
bands " !
Vinnie: Frères de sang !
R : On partage le même style de vie lui et moi. On partage tout,
c'est mon frère.
On partage même la même équipe en tournée.
Pourquoi
pas alors une tournée commune Agnostic Front / Madball ?
R :
Nous faisons souvent affiche commune aux US. C'est un peu plus compliqué
ici. Parce qu'à chaque fois que nous venons en Europe, ça
coûte très cher. Il faut payer l'avion, toutes sortes de
locations.. Chez nous c'est plus facile, on a tous nos véhicules,
il suffit de se réunir et de jouer. Mais un jour, ce serait vraiment
un rêve de faire une tournée mondiale ensemble. Ce serait
vraiment extra !
Serez-vous
à l'affiche du Fury Fest cet été en France ?
R :
Non, pas cette année. On y a déjà participé.
Je serai de retour cet été en Europe pour jouer dans quelques
festivals, mais avec mon autre groupe, The Disasters. Avec Agnostic
Front nous serons à l'affiche du prochain Resistance Tour, donc
pas de festivals cet été, nous attendons cette tournée.
En
parlant de The Disasters, vous venez de sortir un album " 1984
". N'est ce pas difficile d'avoir deux nouveaux albums qui sortent
pratiquement au même moment pour deux groupes différents
? Comment gères tu cela ?
R :
Je crois en ces deux groupes, je les aime tous les deux. Ils sont vraiment
différents musicalement, mais pour ce qui est des paroles, ils
partagent les mêmes idées. The Disasters c'est ma vie,
c'est un peu un collage de tous les groupes qui m'ont influencés,
comme The Clash
Des groupes que j'aime, des groupes qui m'ont
permis de devenir qui je suis aujourd'hui. Ces groupes là m'ont
incités à rejoindre Agnostic Front. Cet album " 1984
" parle de ma vie au sein d'Agnostic Front, de mes amis, de ces
choses là. C'est beaucoup plus personnel qu'avec Agnositc Front.
Cet album parle de la période de ma vie qui a précédé
mon arrivée dans Agnostic Front jusqu'à mes débuts
dans ce groupe.
Mais non, cela n'a rien de difficile, au contraire. Deux groupes différents,
un étant plus grand que l'autre, mais l'on ne peut pas dire qu'un
est mieux que l'autre. Je les aimes autant l'un que l'autre. C'est comme
avoir deux enfants, lequel aimer le plus ? Aucun, les deux ont la même
importance.
Vous
êtes le premiers américains que nous rencontrons depuis
la mort tragique de Dimebag Darrel. Comment cela se passe aux US, ressens
tu des différences lors des concerts là bas, pour ce qui
est de la sécurité ou de l'ambiance ?
R :
Je ne suis pas américain, je suis cubain ! (rires) Oui, il y
a des changements. Les gens se sentent concernés, les groupes
aussi se sentent concernés. Beaucoup de clubs refusent maintenant
de programmer des groupes de hardcore ou des groupes de heavy. Maintenant,
vous trouvez des détecteurs de métaux à l'entrée
des salles de concerts. Je m'étonne d'ailleurs qu'ils ne l'aient
pas fait depuis de nombreuses années. Mais il y a toujours un
risque vous savez. C'est pour ça que
je ne quitterai jamais Agnostic Front, personne ne pourra ainsi me tuer
en disant " c'est ta faute " ! Mais c'est une tragédie
ce qui est arrivé à Dimebag. C'est vraiment ça.
Il ne méritait pas ça. Personne ne mérite ça.
Mais il y a des malades partout dans le monde !
Questionnaire Bernard Pivot :
Quel
est ton mot favori ? Mama Luke.
Quel mot détestes tu ?
je ne sais pas mec, probablement parce que je n'en utilise jamais.
Qu'est ce qui te rend créatif, spirituel
et qui t'émeus ? La vie en générale.
Qu'est ce qui te met hors de toi ? La mort.
Quelle est ton injure préférée
? Fuck ! Je l'utilise souvent.
Quel bruit ou son aimes tu ?
J'aime le bruit de l'océan, ça me calme. Mais je suis
un cancer donc
Quel bruit ou son détestes tu ?
A New York City, le bruit des ordures, des poubelles, surtout quand
tu dors.
Quelle profession autre que la tienne aurais tu
aimé faire ? En dehors de la musique, je suis mécanicien,
je bosse sur des hotroads, j'adore la mécanique.
Quelle profession n'aurais-tu pas voulu faire
? Travailler dans un bureau.
Si Dieu existe, que voudrais tu qu'il te dise
en arrivant aux portes du paradis ?
je veux aller en enfer mec ! Putain l'enfer c'est plus amusant !
Nous souhaitons remercier Gilles de la MJC Oullins, Sylvain de Médiatone,
Daniel, Tour-Manager d'Agnsotic Front, et bien évidement les
membres
du groupe pour leur extrême gentillesse.
Interview Manu & Tataye
Traduction Tataye
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