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OS-
Peux tu nous parler de la tournée Européenne, il y avait
deux parties ?
D- Nous ne faisons jamais des tournées
de plus 4 ou 5 semaines, nous préférons plusieurs parties
au lieu de faire 6 ou 7 semaines, faire 3 semaines revenir à
la maison faire un break, les fêtes de noël. C'est mieux
de rester en forme pour pouvoir apprécier vraiment les concerts
au lieu de faire 2 mois de tournées.
OS- Tu peux nous en dire un peu plus sur le concert
en Allemagne ?
D- Nous étions à Saarbrüken, en Allemagne, lorsque
nous avons joués à la deuxième chanson, dans la
fosse des gens semblaient ne pas comprendre notre musique, des mecs
plutôt costaux tu vois. Ils ont commencé à frapper
des gens aux visages quand ils dansaient, alors nous avons arrêtés
de jouer et on leur a dit de partir. Ils ont fait mine de pas comprendre,
on leur a redit de partir pour que l'on reprenne le concert, quand ils
partaient notre tour manageur est venu dire à un mec qui restait
de partir aussi et celui-ci la frappé au visage. Notre batteur
lui a sauté dessus, et là les autres sont revenus l'ont
ceinturé et l'ont frappé, il est alors tombé sur
le sol et ils ont continué à le frapper. Alors j'ai sauté
sur un type, qui m'a mit au sol, et c'est partit en bagarre, c'était
fou
M- Votre manageur est ok maintenant ?
D- Oui, mais il avait 4 types sur lui quand même, il est rentré
à la maison.
Il a eut la mâchoire fracturée et il a des broches pour
lui tenir la bouche fermée pour 4 semaines, pas de nourriture
seulement la paille entre les dents.
M- Pourquoi ces gens on fait ça ?
D- Ceux ne sont pas des gens venus pour la musique, c'est des gens du
coin qui n'avait rien à faire, ils voulaient seulement boire
et foutre le bordel, mais je ne connais pas grand-chose sur eux. Mais
sinon personne du public présent nous a aidé, il y a seulement
une ou deux personnes, il y avait pourtant plus de 400 personnes, et
les autres étaient 7 ou 8, c'est ridicule
M- Penses-tu que les groupes de hardcore encouragent
ces attitudes, la violence ?
D- Non, car les gens savent que Snapcase est un groupe positif, nous
n'avons pas voulu commencer une bagarre, nous voulions qu'ils arrêtent
de frapper les gens pendant le concert, nous savons qu'ils ne comprennent
pas notre musique et son message. Ils sont venus juste pour faire des
troubles. C'est vrai que certains groupes encouragent la violence.
M- Est-ce que vous vous sentez responsable de
votre public, de l'image que vous donnez, vous et les autres groupes
de hardcore ?
D- Je me sens responsable des gens qui écoutent notre musique.
Je sais qu'un grand nombre de gens qui nous écoutes sont jeunes,
à un age où on est très impressionnable. Ils veulent
vivre ce que les groupes disent, tu vois
on veux les encourager
à penser par eux même, ce poser des questions.
OS- De nos jours les groupes de métal cherchent
un nouveau souffle, ils se rapprochent du hardcore pour être plus
violents, plus durs, et les groupes de hardcore deviennent plus mélodiques,
qu'est que tu penses de cette évolution ?
D- Maintenant il y a beaucoup plus de jeunes groupes, spécialement
aux Etats-Unis, ils viennent du hardcore et font des trucs plus émo
comme Thursday, Poison The Well, moi je pense que c'est bien pour la
scène, il y a des nouveaux sons, c'est plus intéressant,
ça permet d'être en évolution continue.
OS- Mais si il y a tant de groupes de hardcore-émo,
c'est pas une question de mode, car on a l'impression de voir débarqués
des groupes américains qui ont tous la même musique et
le même style, le même message ?
D- Je sais pas, c'est vrai que le style musical est plus populaire,
mais ce qui est triste c'est que certains groupes soient uniquement
populaires parce qu'ils ont des fringues et des coupes de cheveux cool.
M- Penses-tu que la musique underground va mourir
à cause de son succès, qu'elle va perdre son état
d'esprit en raison de la popularité ?
OS- Où alors ce sera peut-être un nouveau souffle pour
le hardcore ?
D- Je pense que si
par exemple, un groupe comme Hatebreed est
devenu très populaire et c'est bien, une partie du hardcore est
devenue un courant populaire et le son underground a alors changer,
il a évolué, et des styles comme l'émocore sont
devenus des courants à part entière. Ils passent maintenant
à la radio, la musique redevient plus noisy.
OS- Quel est le symbole de la pochette de "
End Transmission " ? Qui a réalisé le graphisme ?
D- C'est un ami, nous avons pris des photos dans notre ville, il y avait
beaucoup de neige est on a décidé de prendre des photos
et les images étaient vraiment cool.
Le concept de l'album, comment dire
il faut imaginer
ça
semble très simple tout en étant ressortant très
technique.
OS- Pour moi " End Transmission " est
dans une voie plus mélodique que vos précédents
albums, on ressent plus de diversités, est-ce que c'est une façon
de nous surprendre, d'explorer de nouveaux horizons, ou un côté
encore inconnu de Snapcase ?
D- Avec cet album, nous voulions garder un esprit ouvert, pour les autres
albums nous étions plus attentifs à ce que les fans attendaient
de nous, avec ce cd nous savions ce que nous voulions faire, créer
quelque chose d'intéressant. Par exemple, quand tu prends un
groupe comme les Deftones, " White Pony " est vraiment différent
des autres mais c'est leur meilleur album, des groupes comme Refused,
At The Drive In, on beaucoup de cd différents mais les derniers
sont vraiment différents de leurs premières réalisations.
Si tu prends un groupe comme Radiohead, nous défendons ce qu'ils
font, pour chaque album c'est quelque chose de nouveau. Pour moi c'est
cool, ça sonne toujours comme du Radiohead mais le son est nouveau
à chaque fois. Je pense que " End Transmission " sonne
comme du Snapcase mais n'a rien a voir avec les autres albums de Snapcase
et c'est vraiment ce que nous voulons faire.
M- Vous n'avez pas peur de perdre vos anciens
fans ?
D- Non, nous jouons depuis 10 ans maintenant, cela aurait était
ennuyeux de faire la même chose. Nous somme plus créatifs
et avons un esprit plus ouvert, il y a plus de 12 chansons sur cet album
pour plus de 45 minutes, les autres albums que nous avons enregistrés
ont pas plus de 8 titres.
OS- Sur " End Transmission " est ce
qu'il y a une chanson ou un thème que vous auriez aimés
faire ou aborder et que vous n'avez pas fait ?
D- Je pense que dans " End Transmission ", l'idée qu'il
y a derrière suit le même message que Snapcase a toujours
eut, mais on la traite de manières différentes. C'est
un message pour garder l'espérance en un futur meilleur, pour
pousser et encourager à faire changer les choses dans la vie,
pour la rendre meilleure. La plus part des chansons sont sur ce thème
mais l'abordent dans des styles différents. Il y a quelques sujets
différents qui sont développés comme l'histoire
de gens différents de cultures différentes pris par le
marché de l'argent, des gens qui sont esclaves en Afrique, des
gens qui arrivèrent de l'Europe pour tuer les indiens d'Amérique,
les colonies Européennes
OS- Penses-tu que ton message d'espérance
est désormais en pleine lumière en raison de la situation
actuelle, le terrorisme, les guerres
?
D- Non, tu sais nous avons écrit ces chansons avant les Twin
Towers, mais bien sure après ça... ça été
très sombre, ce n'est pas la raison qui nous a fait écrire
l'album, mais cela crée un contexte plus noir autour de l'album.
OS- Vous ne regrettez pas de ne pas pouvoir vous
exprimez sur les nouvelles situations, les peuples oppressés,
la probable guerre d'Irak
?
D- Je ne parles pas trop de politique, c'est important de connaître,
d'être conscient des situations politiques, mais dans la politique
internationale tu ne connais jamais vraiment de quoi on parle, car les
groupes jouent, sont tout le temps en tournées et ne connaissent
pas assez bien les choses pour parler de politique. Je n'ai pas assez
de connaissance pour en parler, je ne suis pas un expert.
OS- Est-ce que tu connais la scène Européenne
?
D- En France je connais que Crankset (en souriant), en Espagne je connais
Standstill, je ne les jamais vu sur scène mais j'aime leur cd.
OS- As-tu quelque chose à dire à
la nouvelle génération ?
D- C'est dure pour moi car je suis de l'ancienne génération
je
suis très patient et j'entretien ma santé, de nos jours
les jeunes ont besoin de mobile, jeux vidéo, ils ne se posent
plus pour prendre le temps de lire. Ils ont oubliés les choses
importantes, la communauté, la famille, les gens semblent indépendant
c'est
cool d'être indépendant mais c'est mauvais d'être
trop indépendant, il y a un manque de communication
e-mail,
mobile
les gens ce parlent mais ne communiquent plus.
Merci
Interview Marion & O.S.
Traduction O.S.
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